mardi 27 mars 2007

Mysticopath!

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Yod


Interprétation picturale de mon thème astrologique.




Tessère



Dans l'antiquité romaine, la tessère était une tablette dont la moitié était donnée aux hôtes afin de pouvoir les reconnaître.
Elle avait de multiples usages : entrée au spectacle, vote, marque de fabrique, etc.
La tessère était aussi désignée par le mot grec sumbolon, qui est devenu en français le mot symbole.

Le sens étymologique de ce mot renvoie à la réunion de deux parties séparées.
La possession de chacune des deux parties par deux individus différents leur permet de se rejoindre et de se reconnaître.
Dans le dessin, le corps et l'âme (le personnage et son double) forment les recto et verso d'une même entité : l'être humain.
Le but de l'incarnation d'une âme est de pouvoir transmuter la matière, c'est-à-dire créer l'équilibre parfait entre le corps et l'esprit, le solide et l'éther, le soleil et la Lune, le contenu et le contenant, le Yin et le Yang, sa part masculine et sa part féminine.

Ce processus alchimique nécessite une acceptation des deux pôles par une recherche intérieure, sortir de la culpabilité du pêché originel et de nos tourments (ciel nuageux, formes spiralées) pour pouvoir appréhender la réalité :
C'est en nous que se trouve la réponse, notre complétude, notre Dieu personnel (rayon de lumière), notre harmonie avec la nature (verdure en fond).
En prenant conscience de notre unicité, nous cessons d'être envieux du monde extérieur, nous exploitons au mieux nos potentialités, notre créativité, dans une œuvre concrète.
L'esprit entre alors en interférence avec la matière, il lui donne un sens, révèle l'âme (rayon de lumière) l'homme devient symbole, les deux parties s'en retrouvent transformées à jamais pour ne former plus qu'un.
Un, implique une différenciation, de la tolérance, il n'y a plus la possibilité de projeter sur Autrui ses attentes, ses craintes, ses besoins, chaque être est unique et doit trouver son identité, sa vérité personnelle.
Mais celle-ci n'est pas toujours facile à vivre, on se refuse souvent à voir (main devant les yeux), admettre que nous sommes libre mais seul dans la réalisation de notre légende personnelle (Cf. Paulo Coelho).

Une touche d'espoir est apportée par les sphères jaunes au noyau orange lesquelles sont des aides venus d'une autre dimension, ce sont des anges, des signes provenant d'un au-delà (la spirale centrale) ou des prières que font pour nous des êtres qui nous aiment (morts et vivants) et qui se propagent par ondes dans notre monde afin de nous guider, nous protéger.

Comme pour le rayon de lumière, ces voix peuvent ne pas être écoutées, dès lors nous restons coincés dans la terre, la glaise.
Le rayon de lumière peut aussi symboliser la frontière entre la réalité matérielle (personnage coloré couvert de terre) et un autre monde, imaginaire, flou où les âmes se promènent sans leur enveloppe charnelle. Cette frontière est poreuse comme le montre le lien entre les deux personnages, les deux parties en présence ne doivent pas se craindre et accepter leurs différences pour être complet (allusion aux deux hémisphères du cerveau).


2nde interprétation

Couple

"Les gens veulent se mettre très vite en couple alors qu'ils ne savent pas qui ils sont.
C'est bien souvent la peur de la solitude qui les y pousse.
Les jeunes qui se marient à vingt-cinq ou trente ans sont comme des chantiers de premiers étages de gratte-ciel ; ils décident de bâtir leurs étages ensemble en estimant qu'ils seront toujours au même diapason et que, lorsque les étages se seront élevés, des ponts se seront bien établis entre eux.
En fait, ils se livrent à un investissement sur l'inconnu. Leurs chances de réussite sont rarissimes. C'est pourquoi on assiste à autant de divorce.
A chaque croissance, à chaque évolution de conscience, l'être estime avoir besoin d'un partenaire différent. Pour construire un couple, il faut être quatre, chacun ayant trouvé son alter ego en lui-même. L'homme ayant déjà accepté sa part de féminité, la femme ayant déjà accepté sa part de masculinité. Les deux êtres étant complets cessent de rechercher ce qui leur manque chez l'autre. Ils peuvent s'associer librement sans fantasmer sur une femme idéale ou un homme idéal puisqu'ils l'ont déjà trouvé en eux."

Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu.


3ème interprétation

C'est la vision « artistique » de mon thème astral. La quête citée dans la 1ère interprétation se retrouve, c'est un idéal de complétude que je recherche en quelque sorte, idéal non atteint.
La terre (glaise, verdure), l'air (le ciel, les nuages, les ondes) prédominent dans le dessin, ce sont aussi les éléments les plus présent dans mon thème (Ascendant Vierge conjoint à Lilith Vierge, Lune Taureau, Jupiter Vierge, Saturne Vierge, Vénus Gémeaux, Mars Balance, Nœud lunaire sud Verseau).
Le feu du Soleil en Lion est ce que je dois atteindre, sublimer, l'affirmation personnelle et la créativité passent par le développement personnel, la recherche spirituelle (maison XII), ce Soleil est symbolisé par le rayon de lumière qui jaillit lors de la réunification du corps et de l'âme. Cela symbolise aussi la quête de l'identité, la nécessité d'élever le corps en l'acceptant et d'avoir les pieds sur terre.

Le thème du manque omniprésent dans le dessin est la marque de Lilith qui influence tout mon thème (quête identitaire, recherche du sens), c'est aussi une représentation de mon opposition Vénus Gémeaux-Neptune Sagittaire, symbole de l'idéalisation amoureuse, de la recherche illusoire de l'âme sœur.
Cette volonté de combler un vide trouve peut être une réponse dans le fait qu'à l'origine je devais naître accompagné d'un jumeau, mais j'ai pris la place pour deux, lui n'a pas pu se former.
Le dessin peut ainsi se voir comme une culpabilité inconsciente, le regret d'être seul, le sentiment d'être deux et le rêve d'une fusion perdue.

Lune noire



Une fille sombre, une panthère noire, un corbeau, un requin...
Voici une interprétation d'une notion d'astrologie méconnue par les non-initiés: la Lune noire.

Kezaco? En fait dans notre thème elle symbolise le lieu du manque, de la grande blessure qui conditionne ta vie; le signe, la maison et les aspects avec les autres planètes déterminent plus précisément cette manifestation du "vide" dans notre vie.
Qui dit "vide" dit "besoin de combler ce vide", ainsi ce qui manque cherchera à être comblé ou sera rejeté sur le modèle des boulimiques/anorexiques. Cette recherche de complétude (dans un domaine particulier propre à chacun) engendre une forte exigence, un besoin d'intensité, retrouver les sensations perdues de plénitude de notre paradis perdu (d'où l'association avec Lilith, première femme d'Adam avant Ève, laquelle refusa de s'incarner dans la chair pour ne pas être esclave de l'homme, mieux armé physiquement, ce qui causa la colère de Dieu paraît-il).
Ce paradis perdu, c'est notre enfance, notre innocence, une période post-naissance entre deux incarnations où l'on flotte en tant qu'âme libéré du poids de la matière.
Bref, pour parvenir à cet état d'intensité, il ne faut pas conscientiser cela, ça doit sortir des tripes et ça survient avec le "lâché-prise", donc la volonté est le meilleur moyen de faire fuir Lilith.
Cette part d'intensité sauvage, mal perçue par la religion car remettant en cause le système patriarcal, fait accéder à l'essence même de l'individu, la Lune noire sera d'autant plus importante qu'elle est conjointe à l'Ascendant, au Fond du ciel ou au Milieu du ciel, si elle est proche d'une planète personnelle (Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter ou Saturne) cela précise la dimension dans laquelle sera vécue le manque.
Le résultat du "lâché prise" me direz-vous? La personne qui accepte son vide devient alors SOURCE de ce qu'elle manque (je sais c'est compliqué), par exemple si la Lune noire est associée à une recherche d'intensité dans les rapports amoureux (avec une conjonction à Vénus par exemple), la personne souffrira de ne trouver à l'extérieur les conditions adéquates pour vivre intensément l'amour; après avoir accepter le vide et cesser cette boulimie d'amour, c'est cette personne qui incarnera son idéal d'amour, elle créera instinctivement les conditions favorables aux relations amoureuses intenses qu'elle souhaite.
Donc, l'idée principale c'est que ça vient de nous et pas des autres.

Pour en revenir au dessin, les animaux symbolisent les pulsions instinctives, sombres qui accompagnent l'action de la Lune noire, ces animaux protègent ce que l'on cherche à atteindre contre la Volonté (les tourbillons bleus et noirs peut être). Le cercle noir symbolise la Source d'où proviennent les énergies libérées par le lâché-prise.
Ce n'est pas par l'Avoir que l'on accède à nos potentialités instinctives mais par l’Être.

Le Mat

Le Mat est la seule carte du tarot de Marseille a ne pas être numérotée, elle est en dehors du cadre (le personnage déborde d'ailleurs du cadre), il annonce le début et la fin en même temps, la sagesse et la folie, le voyage et l'exil...
Tout cela est très paradoxal, néanmoins le paradoxe est à l'origine de l'univers, et si LA vérité n'était appréhendée que par ce paradoxe?
Alors la Vérité serait tout et son contraire, tout le monde aurait tort et tout le monde aurait raison en même temps...

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Lilith

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À travers ce dessin, j'ai voulu apporter une touche "fin du monde" avec ciel obscur et nuageux (pollué?) et soleil sanguinolent. Nous pouvons interpréter de différentes façons cette image, la fille peut être Lilith refusant l'incarnation terrestre et s'attirant les foudres divines; comme elle peut être l'esprit de la mère nature (Gaïa), triste de voir l'homme détruire sa planète.
Bref, moult interprétations peuvent se presser au portillon.
Avec ses cheveux violets on pourrait aussi la confondre avec Saori de Saint Seiya, mais en plus sexy...de quoi donner plus de motivation à ses chevaliers de bronze maso!

Saoriiii!!!!!!Athénaaaaaaa!!!!AAA aarggg!!

Kaapitalisme

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Interprétation du dessin intitulé Kaapitalisme


A travers cette aquarelle, j’ai voulu illustrer les effets négatifs du capitalisme aveugle sur les pays développés dont l’argent et la quête du profit à court terme est le moteur.

La ville représentée par ses immeubles et le flot de voitures qui dessinent le contour des rues, symbolisent l’industrialisation et ce qui a longtemps été perçu comme un progrès. Les hauts bâtiments ne sont pas sans rappeler les tours d’immeubles des quartiers dits sensibles, dans lesquels sont regroupés les hommes, tel du bétail, et dont leur seule occupation possible est d’aller au charbon pour nourrir les actionnaires de leur entreprise.
L’absence de silhouette humaine et la prédominance de couleurs sombres marque le manque d’humanité de ce système où la valeur des personnes ne compte pas, les licenciements et les délocalisations arbitraires peuvent s’effectuer pour le bien du sacro-saint profit économique en dépit de toute éthique. Les conséquences de cette compétition sont entre autre l’accélération de la dégradation de l’environnement par l’accumulation des gaz à effets de serre empoissonnant l’air et représentée par les gros nuages verdâtres, produit direct des pots d’échappement des voitures, seules lumières artificielles dans ce paysage lugubre, et de la surproductivité industrielle laquelle vient épuiser les réserves naturelles.

L’ombre noire qui occupe une grande partie de la mer, peut être perçue comme une marée noire qui vient s’écraser contre les rochers en bordure du continent. Je tiens à préciser que ce n’est qu’une coïncidence avec ce qui s’est passé en Chine à Harbin dans la rivière Songhua où l’explosion dans une usine a répendu sur plusieurs kilomètres une nappe de benzène.

La nuit recouvre cette ville asphyxiée, symboliquement la Lune nous informe sur nos besoins naturels, nos automatismes quotidiens, nos habitudes inscrites dans notre inconscient depuis l'enfance ainsi que notre rapport à la dépendance. Ici, la Lune est attaquée par des nuages de pollution, elle vient se refléter dans une flaque de pétrole ou autres produits toxiques, les besoins naturels ne sont plus sains, la drogue, l'alcool, le tabac, la télévision, les jeux vidéo sont autant d'addictions prisées dans les grandes villes et qui permettent à leurs usagers de s'évader un court instant de la réalité. Néanmoins cette fuite n'est qu'un leurre, un paradis tout aussi artificiel et dangereux que le monde que l'on tente de fuir.

La Lune agit par mimétisme, ainsi elle est l’image de la mère, de sa relation avec elle. La mère est la Terre, c’est elle qui nous porte, nous fait grandir ; l’absence de morale dans une société où l’argent est roi, s’apparente ainsi à un rejet de ses origines, de son appartenance à la communauté des hommes, c’est une insulte vis-à-vis de sa mère nourricière. La Nature est ce qui peut nous faire prendre conscience de notre lien avec l’univers, c’est le lien social le plus fédérateur qui puisse exister car nous avons tous les mêmes droits et les mêmes devoirs vis-à-vis d’elle, elle est là pour nous rappeler que nous sommes ses enfants et elle ne se soucie pas de notre couleur ou de notre religion, sa loi est universelle et naturelle.

Enfin, les billets qui tombent du ciel pour tomber dans la mer, symbolisent l’énorme gâchis financier généré par ces sociétés qui vivent au dessus de leurs besoins, mais qui se sentent obligés de consommer pour le bien de leur économie de marché, la société leur rappelant sans cesse via les médias et la publicité, que le bonheur s’achète et est un bien de consommation comme un autre. A chaque désir matériel réalisé, un autre vient se substituer, à chaque fois ils pensent atteindre le bonheur mais leur plaisir n’est qu’éphémère et leur quête sans fin.

C’est un véritable cercle vicieux qui vient alimenter ce système capitaliste. Le vice se manifeste par le serpent, en l’occurrence un anaconda roulé sur lui-même et qui est l’illusion du dessin (cf. image jointe).
Représentation du diable dans la christianisme, j’ai utilisé cet animal non pas en référence à cette religion, mais car il représente chez moi ce qu’il y a de plus effrayant ; ces reptiles immenses capables de manger un gnou, un homme ou même un crocodile reviennent de façon récurrente dans mes cauchemars depuis l’enfance. J’ai une certaine phobie des serpents géants (par chance, on en a pas trop en France!), je ne pourrai pas vous expliquer pourquoi.
L’anaconda, python ou boa, étouffe ses victimes progressivement, en les entourant de leurs anneaux ; cette manière de tuer ses proies est une métaphore du capitalisme aveugle, qui nuit de manière irréversible à l’espèce humaine dans la mesure où son environnement, sa planète est mise en danger.

La tête du serpent est proche de sa queue, ainsi cette quête du profit à court terme est vouée à l’échec, c’est un système qui finira par se mordre la queue, car à force de maltraiter la planète, celle-ci finira par se venger et nous n’hésitera pas à nous rappeler qu’elle était là bien avant nous. L’accroissement des catastrophes naturelles, telles que typhons, tempêtes, tremblements de terre, sont déjà des étapes de cette reprise en main de la nature pour se sauver et tenter de réveiller l’humanité.

Pour terminer, le nom Kaapitalisme attribué à cette aquarelle, est bien sûr une référence au capitalisme, moins évident pour ceux qui ont coupé les ponts avec leur enfance, est Kaa, nom du serpent dans le dessin animé de Walt Disney (autre grosse industrie créatrice d'illusions) Le Livre de la jungle.

Ivy



Ivy, ça veut dire "Lierre" en anglais, comme les racines qui couvrent le corps de la Fée; Ivy c'est aussi le prénom de l'héroïne aveugle du "Village" (Bryce Dallas Howard) du Dieu du cinéma M.Night Shyamalan (film à voir de toute urgence, comme les autres d'ailleurs!).

J'ai remarqué un truc bizarre, le dernier film de Shy "Lady in the water", sorti durant l'été 2006,est consacré à une nymphe, ce qui est apparenté aux fées de la tradition celtique. Ce qui est étrange c'est que je n'étais pas encore au courant quand j'ai fait ce dessin...
Transmission de pensée?

Gaïa

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"- Sais-tu ce qu'est cette boule? demande le sage à l'homme de science.
Aussitôt, celui-ci se met au travail. Il broie la boule, la réduit en poussière, analyse chacun des fragments et dit:
- 12% de Carbone, 15% d'Hydrogène, 13% d'Azote, 6% d'Oxygène et 1% de Fer.
- Malheureux répond le sage, cette boule c'était la Terre!"

J'ai retranscrit ma vision de l'esprit de la Terre, je l'ai intitulé Gaïa en référence à la personnification de la planète bleue dans la cosmogonie d'Hésiode de la mythologie romaine (source: http://grenier2clio.free.fr/grec/gaia.htm). Gaïa, Gaéa ou Gè, est l'ancêtre des races divines et des monstres mythologiques, elle engendre sans intervention d'élément mâle, Ouranos le Dieu du ciel (associé à Zeus dans la mythologie grecque), elle est donc à l'origine de toute vie.

Ma représentation de Gaïa est représentée sous les traits d'une femme au regard sévère, dont les yeux forment deux globes terrestres, comme si la Terre était dédoublée. Ce que j'ai voulu représenter ici, c'est le passé et le futur, la planète des origines et celle exploitée par l'homme. Le regard sombre de Gaïa s'applique au présent, temps qui nous est compté et avec lequel il faut agir pour redonner à la nature sa place première, parmi toutes les mesures à prendre ou à encourager, réduire les gaz à effet de serre, la pollution sous toutes ses formes, le gaspillage généré par la recherche du profit économique, sans quoi l'esprit de la Terre se retournera contre ses enfants.
Gaïa est dotée d'un visage de guerrière amérindienne, sa chevelure brune, la plume et les ornements tribaux rappellent la culture du peuple indien. Dans l'histoire de l'humanité, les anciennes peuplades vivaient en symbiose avec la nature, ils se sentaient appartenir à l'environnement et ne tentaient pas de la contrôler ou de le transformer. Les indiens croyaient aux esprits de la nature, l'animisme était leur religion, chaque arbre, chaque animal possédait une âme reliée au Grand Tout.
Je me retrouve assez dans cette vision de la vie, comme j'ai déjà pu le dire les pays industrialisés, dits "civilisés", ont beaucoup à apprendre des cultures appelées péjorativement "primitives".
De manière prémonitoire, François Rabelais disait déjà que "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

Pour terminer mon analyse, j'ajouterai que comme on me l'a fait remarqué, le visage de mon dessin ressemble à celui du personnage Gally dans le manga Gunnm. Il est vrai que lorsque je dessine des personnages féminins, j'ai tendance à m'inspirer de cette fille cyborg dont je suis les aventures depuis le premier tome, paru en 1994. En fait inconsciemment Gally correspond peut être à mon idéal féminin (mais c'est un robot?!?), en tout cas c'est le personnage de fiction qui m'inspire le plus. Gally cumule une psychologie féminine tournée vers l'intériorité et un instinct guerrier, davantage masculin, que lui impose l'environnement dans lequel elle évolue. Elle parvient à sublimer des scènes de baston par l'esthétique de sa plastique et ses idéaux empreint de justice et de paix. En même temps, Gally est attachante dans ses moments de doute, sa psychologie est complexe, elle est capable d'être une terrible machine à tuer lorsque ces instincts resurgissent, tout en étant fragile intérieurement.

Gally et Gaïa se ressemblent selon moi, elles sont le parfait équilibre entre la violence et la douceur, entre Mars et Vénus.

Ange sous les sunlights

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Gally from Gunnm (Yukito Kishiro)


Leo girl

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Horroscope

Série de dessins humoristiques (humour noir!) représentant les 12 signes du Zodiaque associés à un personnage célèbre de film d'horreur.
(1996)

Aries Freddy Kruegger
Taurus Scream
Gemini Gremlins
Cancer Jason Voohres
Leo Predator
Virgo Exorcist
Libra Leprechaun
Scorpio Alien
Sagittarius Chucky
Capricornus Mars attacks!
Aquarius Crypt keeper
Pisces Jaw


La solitude du 1

J'suis pas là pour m'la péter,
Avec moi pas de Bling Bling,
Ni de grosse caisse bariolée,
Pas insensible à ton string,
J'sais m'tenir et pas être dupe
De ficelles bien trop visibles
Pas b'soin d'avoir fait math sup'
Pour savoir qu'une liste risible
De chacals chaque jour grandit
Comme la cour du Roi Soleil
Dont j'ne veux pas faire parti,
Fuck Le Miel & les abeilles !

La liberté dans l'contrôle,
Se sentir « Etre » par le domptage
De ses émotions trop folles,
Pour mieux s'lâcher dans l'partage
D'un amour sans oubli d'soi,
Te risque pas à la fusion
Sous peine d'imposer tes choix
Seul comme Dieu sans création
Tel est l'prix d'la différence
Et d'l'abandon du troupeau
Pour la recherche de son SENS

Loin des églises et bistrots.
Si tu n'me veux pas tant pis,
J'vais pas m'suicider pour ça,
J'passe peut être pour un aigri
Blasé par tous les bla-bla,
J'ne sais pas vraiment me vendre,
Pas l'envie d'être un article,
Vouloir renaître de mes cendres,
Revivre pour l'reste de mes cycles,
Des sensations en commun,
Me construire des souvenirs,
Mais lucide du fait d'être UN
Même avec celle que j'désire.

J'sais pas vraiment c'que j'veux,
Toute façon on n'possède rien,
Terminés les rêves « neu-neu »,
La perle rare dans son écrin,
J'me satisferai d'une âme
Ayant des goûts similaires
Dont les mots seront ma came ;
Une femme d'esprit et de chaire,
Une douce brise insaisissable
Qui se transforme en tornade
Sous les caresses d'un diable
Imitant le marquis de Sade.

Croquer dans son épiderme,
Jusqu'au bout par l'contrôle
Faire croître la lumière en germe,
Boire ses larmes comme un alcool
Qui me rend ivre d'un plaisir
Précurseur de cette extase
Qui fait frémir ma vampire
Dont le sang boue pour l'occas'…
Planter fermement ses crocs,
S'agripper pour n'pas perdre pied,
Mais illusion à nouveau :
Même à deux j'reste isolé…

Si tu n'me veux pas tant pis,
J'vais pas m'suicider pour ça,
J'passe peut être pour un aigri
Blasé par tous les bla-bla,
J'ne sais pas vraiment me vendre,
Pas l'envie d'être un article,
Vouloir renaître de mes cendres,
Revivre pour l'reste de mes cycles,
Des sensations en commun,
Me construire des souvenirs,
Mais lucide du fait d'être UN
Même avec celle que j'désire.


Un jeu "sens-ationnel"

Personne n'est fait pour le malheur…
Il faut le lui rapp'ler parfois,
Elle, sujette à des crises de foi,
Riche en questions et hauts le cœur.

Croquer moult interrogations,
Grignoter de l'existentiel,
Fondre face aux vérités plurielles,
Toujours en quête de « sens-ations »…

Mad'moiselle triture ses méninges,
Butine toutes les philosophies,
S'envole vers un ciel infini,
Équilibriste sur corde à linge
Qui souvent oublie de semer
Des p'tits cailloux sur son chemin
Et malgré des réflexes félins
De souffrances elle n'est exemptée…

Loués soient les humains curieux,
Débusqueurs d'ignorés trésors,
Alchimistes de l'âme et du corps,
Dont j'aimerais faire partie plus vieux.
Dans l'attente retenons l'idée
Que la vie est un jeu très drôle
Où le temps nous révèle nos rôles
Et l'amour nos paniers marqués.

Trompeuses sont les apparences

Trompeuses sont les apparences, c'est c'que j'ai pensé
Lorsque cet elfe vint me parler cet étrange matin,
Elle, qui sous des airs mutins et une chevelure dorée
Cachait des yeux pétillants et un grand sourire malin.

Fluette, elle glisse entre les arbres avec légèreté,
Se faufile de partout et cerne vos failles,
Dès lors sa spontanéité vous révélera vos quatre vérités,
Quitte à vexer les plus susceptibles, les géants comme les bonzaïs.

Perspicace, ce feu follet ne recherche pas le mal,
Elle est la première gênée si un rire ne suit pas,
Ses joues virent au pourpre sans son propre aval,
Un brin d'innocence émane de ses dégâts.

Semblable aux enfants dont elle comprend l'univers,
Son imagination fertile les inspire et les sensibilise
Au respect de la nature, à la protection de la terre,
Car l'esprit entre deux eaux n'empêche pas la maîtrise,

Celle qui permet d'être adulte sans oublier ses rêves,
Être en harmonie avec les éléments de la planète
Et agir pour préserver la paix sans se laisser de trêve,
Propager un amour qui ne laisse personne aux oubliettes.

Pourquoi alors les apparences seraient-elles trompeuses ?
Que penser d'autre de ce petit bout de femme,
Contenant une âme aux connexions hasardeuses,
Qui peut regonfler le moral par sa flamme
Où devenir arme de destruction massive ?

Pour moi, ses deux facettes se sont réunies,
Ce jour qui vit mon cœur partir à la dérive,
Avec au loin sa main, espoir d'un paradis.

Comme un moustique écrasé sur le pare-brise

J'me dis d'arrêter de rêver...
Ou d'illusions me bercer,
Ici attendre ne sert à rien,
Le messie n'est pas pour demain,
Avance, ramasse toi,
Mais au bout du compte relève toi,
Je sais que c'est facile à dire
Ça l'est moins dès que la vie te montre le pire.

Cours, fonce, écrase ton faciès
Jusqu'à l'impact laisse toi guider par l'ivresse,
Crois jusqu'au bout en un heureux dénouement,
Convainc toi du bon augure des éléments.

Projette, fantasme, de tes espoirs tu es le réalisateur,
Mais si le « Happy end » te tiens à cœur,
N'oublie pas que la vie à ses raisons, sa logique
Et quoi que tu fasses le destin impose sa mécanique.
Seul, te voilà lâché dans l'inconnu,
La peur cherche des prises et te tient à l'affût,
La vie est un mystère à vivre et non un problème à résoudre,
Les obstacles sont là, libre à toi d'apprendre ou d'en découdre.

Cours, fonce, écrase ton faciès
Jusqu'à l'impact laisse toi guider par l'ivresse,
Crois jusqu'au bout en un heureux dénouement,
Convainc toi du bon augure des éléments.

Bien que tenté d'attendre le moment opportun,
Dans le brouillard seul mon feu n'est pas vain,
Dès lors blessures ou joies sont nuancées par la vérité,
La folie comme seul phare en pleine mer agitée.
Les désillusions m'ont lacéré le cuir,
Mes yeux ne peuvent quitter cette ligne de mire…
Et si le temps faisait son travail
Et si mon âme sœur venait combler cette faille…

L'œil du tigre

Que ma quête de Vérité me porte
avec l'amour comme puissant moteur,
Alors les doutes et peurs de toutes sortes
Ne trouveront plus d'amplificateur.

Une union entre raison et folie pour ne faire qu'un :
Ce vieil aigri retenu par les chaînes du passé,
La naïveté du fauve enthousiasmé par un rien,
Une rare collaboration pour un unique projet.

Je le sens, l'œil du tigre m'imprègne et s'ouvre en moi,
Cet esprit qui façonne la matière à sa guise,
Une pointe d'orgueil insoupçonnée nourrie ma foi,
Être l'outsider augmentera l'effet de surprise.

Lorsque mes assauts ébranleront vos certitudes,
Que l'inconscience de mon courage bougera vos montagnes,
Malgré mes chutes ou le sang devenus habitude,
Fair-play jusqu'au bout je viserai toujours la gagne.

Quitte à me cramer, pétrir ma marginalité,
Que le respect soit le germe des cendres de ma carcasse
Et dissolve vos sourires face à mon unicité :
Le sentiment du UN me pousse à laisser ma trace.

Aujourd'hui je vaincrai peu importe qui s'oppose,
Que ce soit en m'élevant au dessus des Goliaths,
Ou en amenant certains à rallier ma cause,
J'apprendrai de mes combats, de chaque coup de latte.

Le temps sera mon allié dans ma quête indécente
Et si mon corps doit mourir qu'il le soit possédé
Par l'âme du phénix aux grandes ailes incandescentes
Qui me mèneront au but, l'étincelle retrouver.





J'crois

J'croîs dans tes yeux,
J'crois aux p'tits hommes verts,
Aux anges dans les cieux,
Ou à l'amour sur Terre.
J'crois aux fantômes,
À l'astrologie,
Au père Noël des mômes,
Et même à la magie

J'crois aux fées,
J'ai foi en l'avenir,
Dans le présent et l'imparfait,
J'crois en ce qui m'inspire :
Ta présence, ton aura,
Tout c'qui me fait lâcher prise,
Me pousse au-delà
Du futile et des emprises

Mais lorsque je suis face à toi,
Ma vie tombe alors sous le sens
De mon cœur, de ta voix,
Nul besoin de grigri ni de transe,
Tous les deux je nous vois trois
Mon mystère, ma clé, ma chance.

J'crois en cette réalité oubliée,
Ignorée par nos yeux obscurcis
Par l'excès d'avoir et de matérialité,
J'crois en ma douce folie
Qui me permet d'être en contact
Avec les signes du destin,
Lumières de ma vie, de mes actes
Indices pour retrouver ta main.

J'crois que j'peux mieux faire,
En la diversité de la vérité,
J'croîs et m'évade de cet enfer
Bétonné par les dogmes et la monnaie,
Je retourne vers l'originel,
À l'intérieur de mon âme, de mon feu
Tenter d'aider à mon échelle
Et croître dans tes yeux

Et lorsque je suis face à toi,
Ma vie tombe alors sous le sens
De mon cœur, de ta voix,
Nul besoin de grigri ni de transe,
Tous les deux je nous vois trois
Mon mystère, ma clé, ma chance...